Diffamations contre faits
En quelques mots, posons les faits.
Il y a environ trois ans, j'ai rencontré une dame sur le net. Nous avons parlé, jour après jour, sans rien savoir l'un de l'autre. Des lettres, des mots, des pages, jusqu'à 1800 pages compilées et puis j'ai arrêté de compter. Internet est un média puissant qui favorise les contacts, et aussi les confidences. Pourtant pendant plus d'un an je n'ai quasiment rien su d'elle, je parlais, elle me conseillait. Un jour elle m'a annoncé qu'elle avait des enfants, je suis tombé des nues, depuis tous ces jours jamais elle ne s'était livrée. Tout ce temps nous nous sommes écoutés laissant l'autre libre de décider de lui-même pour lui-même. Juste en accompagnant d'une présence et d'une écoute, ce qui était déjà. C'est notre histoire, 5700km et nos vies nous séparaient et nous séparent encore.
Croyez moi sur parole et d'expérience, on ne quitte pas quelqu'un avec qui l'on vit depuis plus de 10 ans et avec qui on a enfant(s) et sécurité, sans raison forte, ni sur un coup de tête. Non ! Personne ne remettrait en cause sa sécurité à ce point, s'il n'y était contraint, s'il n'avait touché le bout de sa résistance, si ce n'était une question de survie psychique et physique. Les faits sont qu'elle est partie, début 2005, sans vous prévenir. Partie avec ses enfants, avec l'appui d'organismes de protection des personnes en danger, qui l'ont aidé à trouver un toit et des ressources pour survivre. Vous avez gardé la maison. Elle a fait tout cela seule, pour elle et pour ses enfants. Voilà des faits sans jugement, ni interprétation. Du jour au lendemain, vous vous êtes retrouvé seul. Avec surprise, car jamais vous ne l'en auriez cru capable. En juillet 2005 j'ai pris mes vacances pour venir la rencontrer, parler face à face, si longtemps notre relation n'avait été que virtuelle, juste des pseudos qui se croisaient. J'avais envie et besoin de mettre une personne sur un nom et je l'ai fais. Il se trouve que ce contact n'a pas rompu le lien et que nous parlons toujours.
Nous avons projeté de nous revoir et décidé qu'elle viendrait en France quelques jours pour Noël avec sa fille. Pour cela il fallait votre accord, une signature sur un papier afin que votre fille de 15 ans puisse quitter le pays. Vos deux autres enfants devant rester avec vous. Dans les faits, vous les avez un week end sur deux et une fois dans la semaine. C'est correct et vous permet de rester près d'eux (enfin des deux petits, car la grande de 15 ans refuse de vous voir, je le déplore, c'est bien dommage que vos rapports en soient là et il serait certainement souhaitable qu'il en soit autrement, mais cela ne me regarde pas). Les billets d'avion étaient pris et une semaine avant le départ vous n'aviez toujours pas signé ce papier. L'avocate prit l'initiative de demander l'intervention en urgence de la cour pour l'obtenir et deux jours avant de passer devant le juge, vous avez sorti un dossier d'accusation me concernant, portant plainte devant la protection à l'enfance et portant devant la cour de justice de votre pays des accusations très graves me concernant. M'accusant de vouloir enlever votre fille et sa mère, de la prostituer, et d'aller les vendre. Vous m'accusiez d'avoir de l'argent occulte, d'être pédophile et de vivre de pornographie, de voyager avec un ordinateur portable et un appareil photo numérique. En deux jours j'ai dû, malgré les km et le décalage horaire, justifier de ma bonne foi et répondre une à une à toutes vos accusations. Elles étaient très graves et calomnieuses, sans aucun début de preuve sérieuse. Ce voyage s’est fait, et s'est bien passé. Heureusement, personne n'a été dupe. Tous ces faits ont été consignés par écrit par le tribunal, vos accusations ainsi que la décision du juge, qui vous a contraint à signer ce papier permettant ce voyage.
Quand je suis revenu pour quelques jours en avril, une nouvelle fois vous avez porté plainte auprès de la protection de l'enfance et un matin durant mon séjour j'ai eu la visite d'une dame venant s'informer de ce qui se passait, j'ai été accusé d'avoir utilisé un couteau pour ouvrir un emballage en plastique qui protégeait une livraison que nous avions reçue, ce qui vous a semblé mettre les enfants en danger. Une nouvelle fois cette plainte fut classée sans suite. Puisque nous parlons des faits : trouvez-vous normal ces longs appels téléphoniques quotidiens que vous passiez pour obtenir des enfants un rapport détaillé de tout ce qu'ils faisaient et de tout ce qui se passait chez leur mère, alors que vous les voyez toutes les semaines, ce que le juge a trouvé excessif et intrusif et qui durerait encore si leur mère ne s'y était finalement opposé en janvier de cette année, car ces appels quotidien perturbaient la vie du foyer. Ces faits sont aussi démontrables. Comment expliquez-vous que quelqu'un que vous considérez comme incapable de s'assumer et d'assumer les enfants, s'en sorte seule depuis un an, dans des conditions financières assez précaires puisque vous n'assumez pas la totalité de ce qui vous a été assigné par le juge l'été dernier.
Ce que j'en pense. Tout cela ne me concerne que dans la mesure ou vous intervenez en outrepassant vos droits. Nous vivons dans des sociétés, que ce soit en France ou au Canada, où tout homme à des droits et aussi des devoirs. Chacun a le droit de vivre comme il le souhaite et de la manière qu'il le désire, en étant libre de ses croyances et de ses pensées. Dans la condition qu'il respecte aussi ce droit aux autres. On ne peut impunément salir et calomnier quelqu'un sans preuve, sans s'attendre aussi à en supporter les conséquences en cas d'abus avéré. Dans l'absolu et le meilleur des mondes possibles il serait souhaitable que nous vivions en bonne intelligence et un respect minimum, cela dans l'intérêt même de vos enfants. Il n'est pas dans leur intérêt de les mêler à tout cela ou de les inciter à se positionner pour l'un ou pour l'autre, et évidemment de dénigrer l'autre conjoint en leur présence. Il est totalement néfaste de les faire jouer un quelconque rôle dans ces histoires qui ne concernent que les grandes personnes, et qui ne sont pas de leur âge. En ce qui concerne mon amie elle décidera de sa vie, avec moi, un autre ou seule ce n'est plus de votre responsabilité. Toute intrusion dans la sphère de sa vie privée outrepasse vos droits.
Si nous avons des droits, nous avons aussi un devoir en tant que personne humaine, un devoir vis-à-vis de nous-même, ce devoir c'est celui d'être le plus heureux possible. Actuellement, j'ai malheureusement peur que vous ne puissiez vous en rendre compte et que vous construisiez autour de vous le contraire. Ce devoir de bonheur devrait vous tourner à bâtir, pour vous, une vie, que je vous souhaite la plus heureuse et enrichissante possible. Arrêtez donc de croire que tout le monde veut vous nuire. Arrêtez donc de vous nuire à vous même.
Par Jp, samedi 6 mai 2006 à 05:21

