Jp - Poesie dans ma vie

 

Extraits : Tes reins Vagues, La nymphe phallique, et autres délires


Bienvenu sur cette suite bulles extraits [1] au jour le jour, des mots, rien que des mots ... Allant vers


Partir
Prendre le train, l'avion ou à pied
Prendre stylo, chapeau, clavier
Partir pour ailleurs et meilleur
Partir pour partir
Partir pour grandir
Partir pour s'ouvrir et découvrir
Partir pour mieux rester là
En équilibre
Libre


MP3 d'un poème

click droit pour enregistrer le pdf des poémes

Jp aussi sur :


Notes

[1] Copyright©1998-2009

La petite goutte

A
pling pling
Fait la goutte qui tombe du plafond
Tintant dans le seau
pling pling
Une unique petite goutte qui tombe
Toujours la même
Tintinnabulante et pimpante
Au rythme de la pluie sur le toit
Cascadant crescendo à son crédo

L'arpège de l'averse s'apaise
L'orage s'éloigne

Comme déçue
Elle hésite soupèse tergiverse indécise
Prend son temps évasive et pensive
Se retient concentrée
Puis sans plus
D'un dernier sûr saut
Elle s'aide et s'abandonne
 0 vote(s)

La vie s'écoule

A
Je me demande ce
Qu'est devenue la guitare de Rory Gallagher ?
La vie c'est fleurs sauvages
Bords des routes
Départ fin d'herbes coupées
La vie c'est cool
Comme le sang d'une blessure
Le braqueur de banque
Meurt pour 6000 dollars qu'il n'aura pas
Garrot de police
En rubans jaunes et noirs
L'ombre à la craie sur le trottoir
Que la pluie emporte
Échappe discrètement à la vigilance de l'a(r)gent
On regarde le flot de voitures
Détourné de l'artère principale
Le temps de l'enquête
Choc
La vie rouge
Ces fleurs sauvages
S'épile comme une marguerite
Puis c'est face
Je me demande
Qu'est devenue la guitare de Rory Gallagher ?
 0 vote(s)

D'or et argent

A
De fines pépites d'argent
Se déposent sur les branches
Les eaux fument
Sur l'horizon vouté
De ce paysage nocturne
Arrondis par la neige
Tout silence immobile
Seule cette danse endiablée et divine
De jaunes et d'ocres flamboyant
Sous la fonte
De ses ombres vives
Rehausse encore les contrastes
Chaud glacé froid brulant
Bleus nuit délicats
Noir sans nuance
Des grands arbres nus
Véhéments de
Sensualité rude
Or et argent
De l'hiver

Survivre au temps et à la vie
Précieuse
A deux sous la couette
Et de tes chers
Les mains pleines
 2 vote(s)

Si serré

A
Elle
Vibrante
Tout contre ses anches
Partir bien en elle ou sur le pas de la porte
Messe, c'est trop tard
Se taire mine
C'est dit, l'aime
Lèvres à lèvres
Et ses prendre
Des notes
Qui s'écoule en sons, sax
Aux hanches
Collés
 4 vote(s)

La chanson des pauvres gens

A
C'est la chanson des pauvres gens
De ceux qui triment dans les tourments
C'est la chanson des pauvres gens
De ceux à qui l'on ment tout le temps

C'est pour leurs biens qu'on leur fait peur
C'est à leur place que d'autres pensent
On leur fait croire que le bonheur
Ne viendra que de durs labeurs

C'est la balade des pauvres gens
De ceux qu'on trompe tout le temps
Dont même les rêves sont volés
D'assurances sans utilités

C'est la chanson des travailleurs
De ceux qui bossent de tout leur cœur
Au long des jours et sans répits
Ils ne récoltent que du mépris

C'est la chanson des pauvres gens
De ceux qui triment dans les tourments
C'est la chanson des pauvres gens
De ceux à qui l'on ment tout le temps
 7 vote(s)

A l'attendre

A
Là tendu las tendre l'attendre
De ce qu'on désire
Ou de ce que l'on rêve
S'enfuyant
L'eau se laisse-t-elle étreindre
élan vie s'écoule
Tel un fleuve sans fin
Si bref
éprendre ce temps
Assit là
Regarder
 8 vote(s)

Effet-mouche

A
étroits mouvements
épendant que s'essaime de cette mise à nue
Et que la miss s'immisce
Indescente
Heurts
Serrés, embrassés, épanchés, en deux, tant
Dans l'ode heure
Une idée part
Fin naturelle
épart
Vient
effet-mouche
Puis s'étend
De lent baisers doux
D'amour
Enlacés
 3 vote(s)

La tempête

A
D'un coup devant ou de derrière
Terre ciel et mer en tempête se mêlent
Battant chacun son rythme

Ha ! céleste marée au séant
Qui s'apaise, revient
D'un ressac haletant
Qu'on croit mord puis renait
Et levant en bourrasques ces souffles
Formidables

De grosses décharges lourdes d'écume giclent sur le rivage
 1 vote(s)

Se laisser aimer

A
Reposantes en brassées, dans le creux de la paume accueillante d'une main en coupe. Des pendantes. Ha tenante. Si tant dû. Que de l'autre serrée, comme une bague en lenteur, sème tout du long. De baisers esseulés. C'est aimer... Et se laisser aimer.
 1 vote(s)

été des indiens

A
Des sapins aux érables
Bleu jaune rouge
Vivants et palpitants comme chairs
émues sous le souffle frais frémissent
Les couleurs en taches vives vertes et claires
Baroude d'honneur
éclatant feu d'artifice dont l'oeil ne se repose
Temps, le temps presse
Avant que tout ne s'éteigne en noirs et en blancs
Les oiseaux impatients et inquiets s'interpellent
Le ciel si pur
Des vents imprévus s'empressent dans les feuillages
Qu'ils dispersent effeuillés et roulants au sol
Promesse de caresses sauvages et fauves
Il fait si doux
Il y a tant à voir qu'on voudrait tout garder
Ici même
L'eau tonne et sombre s'enfuit
Déjà des arbres nus dépouillés levant véhéments leurs Branches tordues et tourmentées
Noires dans l'azur
Silencieuse prière à l'hiver qui approche
 3 vote(s)

C'est beau

A
L'été s'étend et l'air est frais dans ce pas à pas solitaire. Des cendres au bord de la rivière des Outaouais et de ces eaux si noires, s'effleurent le long du fleuve, des pensées d'ombres, qui sait coule.
Mais que ce paysage est beau !
On ne marche jamais seul.
Quand je m'arrête devant ces fleurs fragiles je pense à mon ami qui les aimait et je me sens triste et seul dans un monde sans justice.
Je pense à ma grand-mère, à nos promenades. Quand la vision de l'univers et limitée par le nombre de pas que l'on peut faire dans une journée, puis revenir, fatigués et bien dormir.
Ce paysage est beau.
Je pense à ce trajet que j'ai fait tous les jours pendant presque vingt ans et qui ne m'a pas ennuyé, toujours différent et jamais identique pour un oeil curieux et attentif.
Je pense à nous tous qui courons pour aller toujours plus vite, parfois sans prendre le temps de discerner que ce n'est pas aux marchands de nous dicter nos désirs et nos besoins.
J'ai été tremper mes yeux dans la rivière des Outaouais et de ces eaux si noires.
Mais que ce paysage est beau !
 6 vote(s)

allez tente

A
licence consensuelle
une fine chatte aux lèvres fermées
muette, palpitante
avide dans son manque
attentive aux attentions
qui ? là tente
elle suggère languissamment
en fausse nonchalance alanguie, et tendue
frémissante
respirante aspirante allaitante
de dénis
inavoués
qu'elle espère
ne pas dire
 10 vote(s)

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 >