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Par Jp,
vendredi 30 avril 2004 à 19:48
- Tous
A
Je ne suis qu'un p'ovre petit blanc geignard
J'traîne mon blues
M'suis déjà tellement fais casser
Je croyais que rien ne pouvait m'atteindre
C'était faux
Je croyais pouvoir m'en sortir tout seul
C'était faux
Je croyais vaguement aimer
Et je ne sais toujours pas ce que c'est
J'écris pour toi
Pour t'approcher encore
Pour pas te laisser partir
Pour avoir un peu de ton attention
Pour prendre ton temps à défaut du reste
Aie, ce besoin devient si violent, si violent, si douloureux
A tout prix
Me serrer dans tes bras
T'embrasser
Pourquoi pas ?
Te distraire
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Par Jp,
mercredi 28 avril 2004 à 19:47
- Tous
- Bonheur
A
Un chant de coquelicots
S'élève du terrain vague de gitane
Balance au gré du vent
Fauves lignes de rails rouillés
Et petites fleurs jaunes
Un homme passe
Ventre et casquette en avant
Envol de pigeons
En froissement d'ailes
Comme une jupe claque
Le coquelicot est peut-être ma fleur préférée
Fragile rebelle insoumise
Vous ne la ramènerez pas chez vous
Ephémère
Saignante
Puis recroquevillé
le bout des pétales en cendre
Flamenco
brûlés de soleil
Une touffe d'herbe haute
Sauvage et fière
Se dresse dans la gouttière
Au deuxième étage
En défit sur le toit
Les petites touches de vie
Je t'emmènerais voir…
Le fleuve vert olive
S'étire dans son lit
En pensées j'écoute
Un rouge vif de coquelicots
Sur le pont un cycliste anonyme
Prévient d'un barrage de police
Printemps
Verdure en vert tendre
Les jours s'allongent
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Par Jp,
mardi 27 avril 2004 à 19:44
- Tous
A
Dérives
Flânerie planer voguer
Vent frais
Un pantalon coloré, rondeur en vie
Déambuler en transparence sans matière
Les rues en accents hauts et chauds
Etrangers
Cons sommés de consommer
Prendre son temps en économie
Marcher
Cons sensuels
Ecrire les reflets
Traverser les fenêtres
Emporter un regard
Tendre étonné
Kidnappé, ravi
Faire le poids
Se battre pour lever les yeux
Hors normes
Elle est tout ce qu'on n'attend pas d'elle
aucun commentaire
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Par Jp,
vendredi 23 avril 2004 à 15:43
- Tous
- Classique
A
Ma muse, sa muse, ris
Jeune veaux gais
Halés en barque et sur la mer
Passion née de livres. Est-ce
Allant vers, découvertes
La peau hésitante
Jeunes, voguez !
Allez ! Embarquez sur l’amer !
Passionnés de l’ivresse
A l’envers des couvertes
La poésie tente
Jeunes, voguez !
Halés en barque et sur la mer
Allant vers des couvertes
La peau hésitante
Passionnés de livres. Est-ce ?
Passion née de l’ivresse
Allez ! Embarquez sur l’amer !
A l’envers, découverte
La poésie tente
aucun commentaire
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Par Jp,
jeudi 22 avril 2004 à 11:40
- Tous
- Sensuelle - Classique
A
Hier sur le trajet
J’ai acheté deux baguettes
La jeune boulangère s’est cognée le genou
Elle s’est fait mal en me servant
Contrit je lui ai rendu la bonne soirée qu’elle m’a offerte
Puis j’ai été acheté des tulipes
Un gros bouquet coloré
Pour me faire pardonner de ne pas l’avoir
Fait depuis trop longtemps
Un bouquet et deux baguettes
Et le nez en l’air en retour
Et si c’est le bouquet que tu vas recevoir
En obligation conventionnelle
Je ne peux m’empêcher, pensée rebelle
De rêver de flatter tes fesses
En coup droit et en revers
D’un bon coup de baguette
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Par Jp,
mercredi 21 avril 2004 à 23:38
- Tous
- Bonheur
A
Prés du marché de fruits et légumes
Tout en odeurs couleurs et épices
Combat de pigeons pour un quignon
Froissage brassage nuées enchevétrées qui volent
Le perdant s'élève à tire d'aile
Abandonnant gracile
Une plume
Inspiration
Au hasard d'un vent
Versatile
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Par Jp,
mercredi 21 avril 2004 à 23:35
- Tous
- Sensuelle
A
Tu dois avoir une bonne vue
pour sentir les choses si clairement
Moi je ne vois pas bien loin
Je ne porte plus de corrections
Je perçois clairement ce qui me touche
Mais plus loin je ne vois que ce que j'imagine
Sur de grands traits
Je peins mes détails
Tu dois avoir une belle vulve
Je l'ai pensé des la première phrase
Pourquoi censurer ?
Il n'y a aucune raison de ne pas se faire du bien
Rien n'arrete une pensée
Lointaine es-tu
Je me perds dans ces détails
Qui t'accompagnent
aucun commentaire
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Par Jp,
mercredi 21 avril 2004 à 19:30
- Tous
- Bonheur - Classique
A
Parfois dans la rue, les jours de vent
La machine à bulles de sa fenêtre
Du quatrième étage laisse échapper
Ses perles
En chapelet
Elles s'espacent dans l'espace, changeantes
Ephémères
Ovoïdes et huileuses
Renvoyant les couleurs
En arc et en ciel
La bulle prend le passant par surprise
Le force à lever des yeux étonnés
Ralentit sa course citadine
Appele un sourire
Parfois un regard d'enfant réveur
Lointaine, la machine à bulles
Garde son mystère
Poétique
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Par Jp,
lundi 19 avril 2004 à 21:28
- Tous
- Sensuelle
A
En elle
Dentelles
Douceurs
Toute courbes
Danse en rondeurs et syncopes
Heurts denses
Tendue en galbes
Arrondie en pubis
Déraper en bord dur
Douce heure
Seins
Glisser perplexe
Sur prise
Surprise en souplesse
Arrondir les angles
Epouser fermement
Je la bite
Je l'habite
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Par Jp,
lundi 19 avril 2004 à 19:25
- Tous
A
En route
Rythme
Vais partir pour ne plus revenir
Larguer les amarres
Partir déguerpir s'enfuir
Je laisse tout
Quitte à revenir la queue entre les jambes
Tout donner à la bande
Abandonner
Donner en bandant
Provocation érection défit
Défenestration html
Rictus délit
Tout envoyer chier et pourvoir me regarder en face
Ou subir et grandir
Même plus le choix
Un cri de résinier en foret de peines, pins et pine.
Révolte amer
Dégriser
Sortir du gris en contraste
Ecrire
Et rire de dépit
aucun commentaire
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Par Jp,
lundi 19 avril 2004 à 19:23
- Tous
A
En rock et en Roll
En corps
Bluesy Funky
En basse et en Riffs
Murmures et cris
Re muer
Tous jours changer
Dans ses
Bras
Bouger !
aucun commentaire
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Par Jp,
jeudi 15 avril 2004 à 15:21
- Tous
- Bonheur
A
(Cool heure)
Prés de la statue vert-de-gris
Noix de cajou, pistaches, cacahuètes
Un jeune couple, petits jaunes en verre
Les arbres se parent de leurs nouvelles feuilles
La place d'or au soleil
Sous un ciel tout bleu
Paresse
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Par Jp,
mercredi 14 avril 2004 à 19:19
- Tous
- Spleen
A
Sexe Silence Secret
Ondule Ondée Offrande
Plaisir Partagé
Hommage Hanches
Intime
Embrasser
Jouer avec tes non
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Par Jp,
mardi 13 avril 2004 à 22:17
- Tous
- Classique
A
Un hoquet incongru perturbe le poème
Hic et hochement
Il s’invite en surprise
Sans préambule
A la sauvette
Noctambule
Il bis la phrase, la force à se répéter
Risible, dérangeant
En sursaut, trébuchant
Sans préavis ni respect
Insouciant
Sans gène
aucun commentaire
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Par Jp,
mardi 13 avril 2004 à 21:14
- Tous
A
Une multitude de petits papiers
S’empilent en couches multicolores
Sur mon bureau
Jaune bleu rouge orange
De tous formats, de tout styles
En équilibre et en chemise
Dépenaillé
Tout en vrac
Savant et rassurant désordre
Gribouillé
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Par Jp,
mardi 13 avril 2004 à 19:12
- Tous
- Spleen
A
C’est cohue, tohu-bohu
Tout est combat qui s’entrechoque
Brisures
Faiblesse et vaillance en désespoir
Tout part en lambeaux, à la dérive
Mots trop rapides
Incompréhension
En défense
Faire front
Alors que le pont s’enfonce
Et coule
Trou blanc
Tenir !
Tout s’effrite, se lézarde
Toute force s’enfuit
Chercher des raisons
Rester
Par principe
Curiosité ou lâcheté
Courage ou habitude
Ligne de flottaison
Prendre de la gîte et de la bande
Se perdre dans tes odeurs
Cheveux giflés au vent
A plein visage
Se fuir, s’oublier
Se laisser submerger
Las
Trou blanc
Doucement s’endormir
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Par Jp,
mardi 13 avril 2004 à 09:52
- Tous
A
Mon âme dans tes odeurs
Mains sur les hanches
Vertigineux vide de l’absence
Attente
Mélangés en légers et doux baisers
Ephémères
Equilibre sans fil
Joindre en séparant
Au cœur
Succombe
Tes odeurs
Epouse
Emoi
aucun commentaire
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Par Jp,
mercredi 7 avril 2004 à 18:50
- Tous
A
Bien sur dame lointaine
Quelle bienséance hors de toute étreinte
Ainsi vous en avez deux
C’est une surprise
Fort bonne et rassurante
Mais
Quelle vérité, quelle forme, ce fond peut-il bien cacher
Pourquoi toutes ces questions sans réponses
Qui se perdent en vagues
Reviennent sans cesse
Réminiscences incertaines
Doutes sur la grève de mes désirs
Que n’osez vous ôter un peu votre mystère !
Quels risques prendriez-vous à vous laisser entrevoir
A soulever ce voile
Partagez un peu de ce secret qui vous auréole
Laissez goûter ce téton
Nourrir, caresser, cajoler
Me laisserez vous mourir d’amour à vos pieds
Exsangue et sans espoir
Pour votre amusement
Aveugle
Bien sur Dame lointaine cela coûte
Peu de biens sont gratuits
Seuls les maux le sont
Gardez votre voile, madame
Malgré tous mes appels
Ou arrachez le donc à tout risque
Gardons-nous surtout de nous lasser l’un l’autre
Que mon verbe vous habille
Mes mots vous exhibent
Et mes lettres vous réveillent à vous-même
aucun commentaire
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Par Jp,
mercredi 7 avril 2004 à 09:48
- Tous
A
Juste allongés cote à cote
S’endormir main dans la main
Faiblesse, même plus une larme
Paupières gonflées, gourds
Ca coince, ça grince, rouillé
Tellement fatigué
Ca doit être ces putains de médicaments
Censés remonter le moral
Bite, couilles, pute, salope, merde, chiotte
Fait chier
Exutoire
En cale sèche
Déliquescence
A égalité de désir
Une lune immense
Souillée en taches
Tatouage
Figé, immobile, enlacés
Pendant ton sommeil
Partir travailler
Quitter ces odeurs
De chaleur tiède et de nuit
Garde-moi dans ton lit Sophie !
aucun commentaire
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Par Jp,
lundi 5 avril 2004 à 18:29
- Tous
- Classique
A
On écrit toujours pour une femme
Une suite de petits mots tout simples sans façon
En plaisance comme une barque se balance
Brise sur souffle
Le silence est si rare
Ecrire c'est jeter l'encre
On respire toujours pour une femme
Celle qui nous aspire ou celle qui nous inspire
Pour séduire ou être séduit
Le plaisir tue l'ennui
Deux seins en bouées, à soulager
A saouler, sans prise, appuie tête
En gîte
Agripper, naufrage, pour fuir
Jeter l'encre
Par peur, par surprise, en nuage
Pudeur
S'unir pour ne plus jamais se quitter
S'amarrer
Taches sur draps
Encre marine
On écrit toujours pour une femme
Ou pour ses rêves
aucun commentaire
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Par Jp,
samedi 3 avril 2004 à 18:27
- Tous
A
En amour encore, à vie
Force à nouveau, en force
En valeurs, importances
Priorité
Remise en ordre
Rassembler pour repartir
Jamais pareil
Tous jours
Partir, sourire, vivre
Tant qu’il reste à écrire.
Quelqu’un à aimer
Un rêve
Un sourire à donner
Des larmes à offrir
Des armes à jeter
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Par Jp,
vendredi 2 avril 2004 à 15:25
- Tous
A
Je suis content de partir en pause
Manger mes barres chocolat orange
Regarder les passants
La France s'est appauvrie
Je trouve que les gens s'habillent bien plus triste qu'avant
Il y a moins de couleurs
C'est le début du printemps
Il fait encore un peu froid
Des odeurs oppulentes de cuisine en sauce
Plus qu'une envie retrouver mon traitement de texte
Je pense à une dame lointaine qui pense à moi
Je salue les connaissances de travail que je croise
En roue libre
Je ne sais pas vous ? J'adore qu'on me flatte
Surtout si ça vient d'une jolie femme
Partance, peindre avec des mots ?
Une flaque de couleur
Des lettres en coups de pinceau
Mélodie
Farniente
Un salmigondis imprévu
Une bévue baveuse en buvard et taches d'encre
Remugle, une table d'écolier, encrier, enfance
Depuis toujours et pour toujours
Ecrire !
De la main, gauche et à l'envers
Main sur genou dénudé
Remonte et repose
Frisson
Un temps s'arrête puis reprend
Sens interdits sans interdit
Intime désordres
aucun commentaire
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Par Jp,
jeudi 1 avril 2004 à 18:23
- Tous
- Lune
A
Aucun matin ne se ressemble
Un regard
Un doigt trace un nom sur la neige du parapet
L'oiseau du matin chante
Des bandes rouges au ciel annoncent le jour
Le temps se voile d'un coup
Un grésil tombe en averse blanche et drue
La fille en bas résilles s'enfuit à petits pas pressés
Serrée dans sa jupe trop courte
Des ombres se mélangent
Un bouquet s'échoue
Lignes de couleurs sur l'eau
Une lune immense en pleine lumière
Aucun matin ne se ressemble
aucun commentaire
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